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03.06.2018

LE CLUB L'AFICION AVEC MAXIME SOLERA ET MICHEL BOUISSEREN

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Vendredi soir 1er juin, au Domaine viticole de la famille Augé à Boujan (34), comme tous les mois, le club taurin de Béziers l'Aficion et son président Bernard Mula organisaient une rencontre taurine. Cette fois ci, en vue de la 4eme édition de la Feria de Toros Y Campo, le novillero en piqué Maxime Solera et Michel Bouisseren empresa de Toros Y Campo avaient accepté de se soumettre aux questions du revistero, entre autres, de TOROFIESTA.com, Paul Hermé. Cela devant une bonne quarantaine d'aficionadas et aficionados. Remercié par Bernard Mula, le maire de Boujan, Gérard Abella, réaffirma son soutien à la Tauromachie, au club l'Aficion, club exemplaire pour ses activités et bien sûr aux personnes comme Michel Bouisseren qui ont le courage d'organiser par les temps qui courent, trois novilladas de haut niveau depuis 4 années.
En ouverture, deux clips de Maurice Daussant, courts mais réussis sur le picador Gabin Rehabi et Maxime Solera. Le noir et blanc, à tort trop souvent oubliés des cinéastes, renforçaient la force des images donnant un cachet supplémentaire aux qualités des deux personnages.

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Puis, comment ne pas être ému à l'évocation faite par Paul Hermé, en début de réunion, sur le drame vécu par Manolo Vanegas, ce jeune matador que nous avions pu admirer notamment à Boujan en 2016 où il fut le Triomphateur de la Feria et reçut les trophées de la Meilleure faena et de la Meilleure estocade.

Maxime Solera, c'est un novillero français que nous pouvons qualifier d'atypique du fait de son parcours. Avec un père banderillero, qui aurait aimé être matador, lui laissant voir à volonté des vidéos taurines pas étonnant qu'il rejoigne vers 16 ans l'école taurine d'Arles avec laquelle il participe à cinq ou six novilladas sans picadors. Puis il part au Centre de Tauromachie de Nîmes présidé par Brigitte Dubois. Une rencontre avec le Maestro Victor Mendes et c'est trois mois de formation au Portugal. Le matador Enrique Guillén le remarque lors d'un Bolsin en Arles, lui propose de vivre à Barcelone pour s'entrainer et devient son apoderado.
En 2015, une vingtaine de non piquées en Espagne, et en fin de temporada passé en novillada piquée, triomphateur de la feria de Peralta. La France en 2017, découvre Maxime Solera. Tout d'abord à Boujan où il fait face, courageusement et avec ténacité, à des novillos de Dolorés Aguirre. Puis à Céret, avec des novillos de Raso de Portillo pour terminer à Carcassonne avec des Miura. Son choix sera le toro de verdad, celui qui donne de l'émotion. 2018, blessé au genou lors d'une tienta il sera remplacé à Vergeze et Aire en Adour. Son but ? Tout faire pour affronter fin juin 2018 à Boujan les Hoyo de la Gitana et les Raso de Portillo. Et aujourd'hui, il est prêt à le faire pour ensuite retrouver les ruedos de Céret, Beaucaire, Istres, Carcassonne... Il est bien conscient de devoir améliorer ses estocades et nous promet pour Boujan des changements de son toreo. L'aternative ? Pour l'instant cela ne le préoccupe pas... et n'est pas inscrit à son ordre du jour.

Michel Bouisseren, empresa depuis quatre ans de Toros Y Campo, a découvert Maxime Solera à Peralta ; séduit, non seulement par son comportement face au Toro, mais ausi par son courage. Il l'inscrit au cartel de Boujan en 2017 pour sa première piquée en France face à des Dolorés Aguirre. Un torero de l'instant qui s'adapte au toro, le corrige, se corrige. Pour 2018, Maxime, comme Manolo Vanegas en 2016, fera deux paseos pour affronter  des Toros de verdad.
Aujourd'hui, grace à la confiance accordée à Michel Bouisseren, par le maire de Boujan, l'aventure de Toros Ycampo continue, aventure dont les bases ont été revues pour que les novilladas restent toristas avec en parallèle un Campo de Feria digne de ce nom. Pour obtenir les hommes et les toros - des toros de respect - pour de tels cartels, c'est une préparation d'un an avec trois semaines intenses au Campo. Pour ce travail, il faut avoir découvert jeune, très jeune même, les étagères des arènes, avoir côtoyé des aficionados comme Pierre Dupuy, ceux de Toros. Savoir qu'il y a des moments très difficiles, comme l'an passé avec les toros de Los Manos ; rebondir vite en constatant qu'ailleurs aussi des empresas aguerries ont parfois des "échecs". Et comme il faut toujours aller de l'avant il s'est rapproché de Didier Cabanis.

Avant de continuer les débats autour des vins du Domaine Augé et des tapas, les mots de la fin furent ceux de Maxime Solera : " donner de l'émotion aux aficionados et recevoir la leur ". Rendez-vous donc à Boujan sur Libron samedi 30 juin et 1er juillet 2018 !

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cartel boujan 2018

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