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10.10.2017

UNE BONNE NOUVELLE !

Carcassonne : un militant anti-corrida doit rembourser 30 000 € pour des tags

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Absent à l'audience, le jeune militant a été jugé vendredi 6 octobre au matin à Carcassonne. Il avait tagué des slogans anti-corrida sur plusieurs bâtiments de la ville.

Plus de 30 000 € et quatre mois de prison avec sursis, c'est la peine à laquelle un homme de 28 ans a été condamné dimanche, au tribunal correctionnel de Carcassonne, pour avoir griffonné des tags sur plusieurs bâtiments de la ville. "Corrida basta, justice pour les animaux, abolition", sont quelques-unes des inscriptions qui s'étalent sur les murs de la ville depuis quelques mois.

Un homme vêtu d'un treillis

Depuis janvier 2016, plusieurs plaintes avaient déjà été déposées, notamment après des inscriptions sur les remparts de la Cité médiévale durant l'été 2016, mais ce n'est que le 9 mars dernier que les forces de l'ordre ont interpellé leur auteur. Alors qu'ils patrouillaient dans le centre-ville, les policiers aperçoivent sur un mur du boulevard Omer-Sarraut, l'inscription "Corrida la honte", qui semble fraîche.
À proximité, un homme vêtu d'un treillis, a l'air de vouloir dissimuler quelque chose dans les poches de son pantalon. Il est interpellé avec des bombes de peinture, et explique aux policiers qu'il est l'auteur de nombreux tags dans toute la ville. À cette occasion, il indique qu'il tague ces inscriptions uniquement pour défendre la cause animale, et qu'il n'appartient à aucun mouvement. Quelques semaines plus tard, le 24 avril dernier, il se présente au commissariat de son propre chef, pour indiquer aux policiers qu'il vient à nouveau de taguer, la façade de la mairie notamment.

"Pas un des murs n'a été épargné"

"Qu'on soit pour ou contre la corrida, elle est autorisée par la loi, ce qui n'est pas le cas des graffitis", a souligné l'avocat représentant de la Ville à l'audience, qui s'est par ailleurs déroulée en l'absence du prévenu. La mairie de Carcassonne, listant tous les tags qu'elle a dû faire effacer des murs de la commune a fait savoir qu'elle avait subi un préjudice financier de près de 9 000 €.
Un préjudice d'image qu'ont également subi les Arènes du Grand Sud, selon leur avocat : "Pas un des murs n'a été épargné. De telles inscriptions dissuadent les gens de venir", a souligné Me Alberti. De son côté le procureur de la République Éric Lapeyre, a souligné l'absence du prévenu à la barre : "Il aurait dû aller au bout de ses revendications et venir s'expliquer. Dans une société civilisée, on a suffisamment de moyens de s'exprimer sans avoir à dégrader. Ce n'est pas tolérable", a-t-il martelé, avant de requérir quatre mois de prison avec sursis à l'encontre du tagueur.

Une réquisition sur laquelle s'est aligné le tribunal. Mais l'anti corrida devra également s'acquitter du remboursement des frais engagés par les propriétaires des murs qu'il a tagué : 12 000 € pour la Cité médiévale, 1 658 € pour les Arènes du Grand Sud et 1 744 pour leur propriétaire, 9 352 € pour la mairie de Carcassonne, et 6 006 € pour la Maison des collectivités. Il devra en outre verser 500 € aux Arènes du Grand Sud et à leur propriétaire pour le préjudice d'image.

(SOURCE : L'INDÉPENDANT) midilibre

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